Quel beau moment de ressourcement nous avons eu avec le père Yvan Matthieu! J’ouvrirai simplement en citant Maleine Lanthier  qui disait ceci : « Ce que j’ai beaucoup aimé lundi soir c’est la très belle phrase: Une Église en marche qui réapprend l’accueil comme un trésor! Le texte biblique que nous avons approfondi était vraiment révélateur de ce message qui nous concerne tous. »

 

L’enseignement était basé sur le texte de l’aveugle né que nous avons lu en parallèle dans Luc et Marc. Cette démarche s’est avérée très intéressante et plusieurs paroissiens se proposent de la retenter par eux-mêmes dans le futur.

 

Hélène et Jean Richard soulignaient qualité du soutient visuel qui nous a été fourni, du matériel didactique fort intéressant. Ils disaient aussi que « Le dynamisme et l’esprit de synthèse du conférencier sont aussi à souligner. Tout cela  a définitivement contribué à l’atteinte de l’objectif de cette rencontre.»

 

Cette réflexion sur la page d’Évagile de l’aveugle comme un appel infini de Dieu à l’acceuil, à l’abandon, à la confiance. « Je me sens invitée à faire confiance, à me lever en me laissant interpeler par Jésus. Jésus est à l’écoute, il ne me laisse pas seule devant une souffrance, un doute, à moi aussi, il dit: « Que veux-tu que je fasse pour toi?» Je n’ai qu’à lui exprimer mes désirs. » Nous disait sœur Claire-Alice.

 

Sœur Claire-Alice a été interpelée par « Jésus dit à ses disciples : « Appelez-le.» On lui dit : «Confiance, lève-toi, il t’appelle». Si je suis en marche avec Jésus, moi aussi, j’appelle par mon accueil, un accueil qui dégage l’amour, un accueil où l’autre sent qu’il a de la valeur, donc à ce moment, je deviens église.»

 

Hélène et Jean Richard nous exposaient un changement dans leur perception de ce récit : « Nous avons toujours pensé que ce passage de l’évangile était un exemple de foi, de confiance en Jésus qui accueille la demande de l’aveugle et le guérit.  En relisant minutieusement ces deux textes jumeaux, en les comparant et en y faisant ressortir les nuances tantôt similaires, tantôt complémentaires, il devient évident que l’accueil ou son manque sont au cœur même du message proposé. Les acteurs de ce récit sont Jésus, les disciples, la foule et l’aveugle. Chacun à tour de rôle se positionne par rapport à l’accueil de l’autre.  Jésus, lui, le sait bien, risque gros en accueillant l’aveugle qui crie sa foi en lui. Cet accueil lui vaudra plus tard la condamnation suprême! Pour chacun de nous, le risque n’est surement pas aussi grand que celui de Jésus. »

 

Une des choses qui ont beaucoup touchées, c’est qu’à certain moment dans nos vies nous pouvons être tous les personnages de l’histoire. Tantôt l’aveugle qui crie vers Dieu, tantôt la foule qui écrase et fait taire et tantôt celle qui montre le chemin vers le Christ. Jean-Sébastien soulignait que « Cette rencontre personnelle avec Dieu ne concerne pas seulement Bartimée, puisque je crois que nous sommes souvent nous-mêmes cet aveugle au bord du chemin. « Fils de David, prends pitié de moi! » De même, que nous pouvons être cette foule qui tente de faire taire ceux qui ont soif. Par manque de temps, de patience, d’amour ou même sans s’en rendre compte, par manque d’écoute et de tolérance. Mais nous sommes aussi cette foule qui fait entendre Jésus, en marchant à sa suite et nous devenons ces personnes qui amènent l’autre à Dieu qui l’appelle. »

 

Nous avons aussi beaucoup réfléchi à l’importance de la foule, à sa mission d’évangélisation qui devient la nôtre comme baptisés. Faites du bruit! Dites la grandeur de cet homme auprès duquel vous marchez! Jean-Sébastien Leclerq apportait ici une nuance intéressante en disant « Notre rôle, en tant que chrétien, en tant qu’Église, est de « faire du bruit » cependant, il ne s’agit pas de masquer la présence de Dieu dans un brouhaha continuel, mais de Le révéler à ceux que nous croisons sur la route. Il faut donc être à l’écoute du Seigneur en l’autre pour ne pas le rabrouer et l’amener à Jésus. »

 

Pour Paula Gosselin, cette soirée a fait naitre des questions : « Comment mon accueil peut être reçu par mon prochain? Il y a peut-être des améliorations à faire de ma part?» Hélène et Jean se questionnent aussi : « En pensant à l’accueil de l’autre, quel rôle accepterons-nous de jouer? » Une continuité dans la réflexion amorcée ensemble et sans doute un questionnement très fécond pour notre communauté.

 

Après la soirée, j’ai eu la chance de continuer la réflexion avec les jeunes du PasSage (16-20 +). Nous avons réfléchi à comment nous pouvons faire du bruit comme jeunes dans l’Église, dans notre monde pour permettre  aux gens qui nous entourent de se rapprocher de Dieu.

 

Nous nous sommes aussi interrogés sur nos « mais » en partant du chant « Mais j’ai besoin de toi » de Robert Lebel. Dans ce chant, nous voyons défiler plusieurs personnages à qui Dieu demande de l’aide pour bâtir, pour aimer, pour instruire et consoler. Chacun dit à Dieu « mais je ne suis que … », je ne pourrais pas… Dieu répond à nos « mais » en disant la même chose à chacun… « Oui, je sais tout cela, mais j’ai besoin de TOI »!

 

Je conclurai avec quelques mots de notre pasteur, Rohain,  qui nous dit que « La soirée de ressourcement avec le père Yvan Mathieu a réellement été une invitation à réapprendre à accueillir. Rien n’est plus difficile que l’accueil. Pourtant, rien n’est plus beau que lui. L’accueil rend possibles toute rencontre, toutes relations, surtout en Église. Il est un défi et une chance pour l’Église, pour notre communauté… Cependant, l’accueil n’est pas d’abord une question de grande réflexion théologique ou encore d’exercices spirituels ou psychanalytiques… il est une expérience de vie, de foi. Il y a quelque chose de beau à regarder Jésus vivre : l’accueil est une dimension essentielle de sa mission. »

 

Alors debout! En route! Suivons le Christ et permettons à d’autres de le reconnaitre!

Pauline B Racine, au nom de la Communauté de la Paroisse Sainte-Trinité.