Une soirée bien chargée avec des retombées formidables dans le quotidien de chacun. Je commencerai même par stipuler que, suite à cette soirée, j’ai reçu le téléphone d’un parent qui souhaitait remercier l’équipe d’animation puisque cette soirée a grandement aidé à rétablir une communication saine entre ce dernier et ses enfants. C’est fort intéressant d’entendre d’un parent qu’en s’assoyant avec ses enfants, en utilisant les outils offerts (listes de sentiments et de besoins ect), ils ont eu leur première vraie discussion des deux dernières années. 

 

Une jeune m’a aussi dit avoir utilisé à communication non violente pour ouvrir un dialogue avec son professeur au sujet d’un devoir. Elle aurait obtenu gain de cause.
Voici donc ce que nous avons fait lors de cette soirée. Nous avons commencé par une activité toute simple qui nous a permis de voir que même lorsqu’on évoque des concepts connus, les résultats de la communication ne sont pas toujours aussi limpides que nous aurions aimé. Il va sans dire que lorsque l’on entreprend d’exprimer des sentiments, des perceptions qui sont intimement liés à notre propre schème de référence cela devient quasi impossible de s’assurer d’être compris.
Nous avons ensuite échangé sur les impacts d’une mauvaise communication ainsi que choses et attitudes à mettre en place pour bien communiquer.

 


Côté impacts d’une communication défaillante, les jeunes ont identifié plusieurs choses :

  • Problèmes relationnels
  • Rumeurs & médisance
  • Blessures (de part et d’autre)
  • Solitude et déconnexion
  • Mésinformation
  • Confusion
  • Culpabilité
  • Découragement
  • Prêter des intentions et assumer que nous avons le monopole de la vérité
  • Déformation de la perception
  • Incompréhension
  • Baisse d’estime de soi
  • Impact sur les différentes sphères du quotidien

 


Il fut très intéressant de constater que les jeunes avaient déjà beaucoup d’outils en eux pour amorcer une belle et bonne communication :

  • Confiance & persévérance
  • Ouverture (qu’il nous est impossible de créer chez l’autre)
  • Authenticité et congruence
  • Bases factuelles communes (jonction des schèmes de références)
  • Acuité et justesse
  • Écoute active et validation
  • Silence
  • Rétroaction
  • Confidentialité
  • Idées claires à la base
  • Respect
  • Disponible (vulnérabilité)
  • Apprentissage
  • Accueil de soi et de l’autre
  • Prendre le temps…


Dans la prière comme dans la vie, nous pouvons appliquer ce que nous avons appris de la communication non violente. Nous avons donc pris un moment pour parler à Dieu.

  1. Seigneur je te présente ce que je vis. (Faits)
  2. Voici comment je me sens par rapport à cette situation. (Sentiments)
  3. Je réalise que j’ai vraiment besoin de … (Besoins)
  4. Je te demande mon Dieu… (Demande)

 


Nous avons poursuivi avec le chant « Si tu entends » de Robert Lebel « Alors, tu lui diras : Me voilà, Je t’écoute! Alors, tu lui diras : Parle-moi, je t’écoute! ». Après quoi nous avons pris un temps pour écouter Dieu simplement d’abord dans le silence puis dans sa Parole. Somme toute, une belle soirée.

 

─ Pauline B. Racine

Catégories : à la maison des jeunes