Bonjour à tous et à toutes,

Encore une grande fête ! Après Pâques, Pentecôte et la Sainte-Trinité nous avons la joie de célébrer le SAINT-SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST. Le calendrier liturgique nous permet de réfléchir et de méditer ce qui est convenu d’appeler la SOURCE ET LE SOMMET de la vie chrétienne.

Quand j’ai commencé mon cheminement vocationnel, plusieurs de mes connaissances me disaient : «Charles, pourquoi l’Église catholique ?» Et tous les jugements de l’Église y passaient surtout le manque d’ouverture à la vie d’aujourd’hui. Comment pouvais-je endosser cette Église archaïque ? Celle qui refusait d’ordonner des femmes et qui interdisait le mariage aux prêtres sans parler de tout le reste. Bref, on ne comprenait pas pourquoi l’Église catholique. J’ai beaucoup réfléchi et je me suis questionné à mon tour ; pourquoi l’Église catholique…?

Le fruit de mes prières, de mes méditations et même de mes réflexions théologiques devenait de plus en plus clair et m’amenait à une seule réponse, l’Eucharistie et la transsubstantiation.

Voici ce que dit l’encyclopédie Théo : « Les paroles du Christ «Ceci est mon corps», «Ceci est mon sang» indiquent que l’Eucharistie [rendre grâce] n’est pas une action de grâce ou un repas de l’Alliance comme les autres. Jésus en disant «Ceci est mon corps», «Ceci est mon sang», veut indiquer quelque chose en plus. Mais quoi ? Les chrétiens pensent que – mystérieusement mais certainement – le Christ se rend présent à celui qui le mange. Pour les catholiques, ce pain et ce vin sont réellement le Corps et le Sang du Christ ressuscité, et manger ce corps et boire ce sang leur permet de vivre de la vie même de Dieu.» Voilà pourquoi je suis catholique.

À chaque fois, que nous célébrons l’Eucharistie et que je prends le pain et le vin dans mes mains et que je prononce les paroles de Jésus à la dernière cène, le Père par la force de l’Esprit Saint les transforme en Corps et Sang du Christ. Il est grand le mystère de la foi…

Les mots de Jésus à la consécration se termine par «Faites cela, en mémoire de moi.» Par ces mots, nous, il nous invite non seulement à communier à son Corps et à son Sang mais à être ses disciples. Quand je suis fatigué et que le ministère me pèse cette dernière phrase devient ma prière. Oui, Seigneur, malgré la fatigue, mes difficultés à aimer tout le monde, à être un pasteur toujours attentif et toujours disponible, quand la charge devient trop pesante, je redis tes mots tout simple «Faites cela, en mémoire de moi.»

«Nous te rendons grâce de servir en ta présence.» Merci Seigneur pour la présence réelle dans le Saint-Sacrement ; tu es vraiment source et sommet de notre vie chrétienne.

Charles Mignault

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